Une Justice de Cause

Je suis la benjamine d’une famille de commerçants qui a consacré sa vie au travail, sans oublier pour autant de me transmettre les valeurs de courage, de détermination et de droiture. Mon père possédait une encyclopédie juridique reliée de cuir vert, ornée d’une belle balance dorée. Dès l’entrée au collège, je me suis intéressée à cet ouvrage de droit très pédagogue. Dès lors, j’ai su que je ferais une carrière juridique. Mon rêve : devenir magistrat.

Cela ne s’est pas fait et j’ai dû interrompre ces études, une fois ma licence obtenue. Dix années plus tard, je m’inscrivais en maîtrise de droit privé, j’avais alors dépassé l’âge de me présenter au concours externe de la magistrature.

C’est ma rencontre avec une jeune femme devant un amphithéâtre où l’on enseignait le droit rural, qui m’a conduite à postuler au DESS de droit notarial. Je préparais en même temps le concours pour devenir avocat. J’appris que ma candidature était acceptée en DESS bien avant que je passe le concours d’avocat.

Je suis alors devenue Notaire. Ma chance fut de m’associer à un homme brillant, intègre, impartial qui refusait de signer des actes inutiles pour «faire de l’argent» sur le dos de ses clients.

A nouveau, la vie me contraint à déménager et à exercer mon ancien métier dans une autre région de France, où j’intégrai une nouvelle étude. C’était un tout autre notariat, aux antipodes même de celui dans lequel j’avais œuvré. Néanmoins, je sus rester moi-même, en conservant cette éthique que mon mentor et mes parents m’avaient insufflée. Je tiens d’ailleurs à remercier mes anciens clients pour leur accueil , leur gentillesse mais surtout pour leur confiance. J’étais déjà à leur côté pour contrôler le travail de mes ex-confrères, en m’assurant notamment que leur partage était équitable.

Mais je ne m’arrêtais pas là. Ma fibre d’avocat est née lors de cette seconde association. Mes qualités d’écoute ont permis à des familles de retrouver la paix, alors qu’une requête collective en partage était engagée devant les tribunaux ( tous les héritiers avaient utilisé la voie judiciaire pour mettre un terme à des indivisions anciennes). Je reconnais que les copartageants étaient eux aussi prêts, après plusieurs années devant les juridictions, à envisager des compromis afin de poursuivre une vie familiale plus sereine. Je continue désormais à vous aider; la différence étant que je ne suis plus obligée de transmettre des dossiers de contentieux à un avocat si les voies amiables sont sans issue. Je le fais moi-même. Et j'aime à penser que mon expérience de notaire est un réel atout dans votre combat.

La balance de la justice au tribunal de Marseille

La déontologie est considérée comme la garantie première du client,
l’âme véritable de la profession